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Le mythe de la « planche à billets »

 

Billet du 17 août 2017

Quand on parle de « faire fonctionner la planche à billets », on s’imagine généralement que l’Etat imprime des billets en grande quantité pour financer les dépenses publiques et relancer l’économie, ce qui (selon une légende bien entretenue) générerait de façon quasi-automatique de l’inflation.

Or dans cette imaginaire, rien ne correspond à la réalité contemporaine.

En effet, premièrement l’Etat n’a pas le pouvoir d’imprimer des billets pour financer ses dépenses et deuxièmement l’augmentation de la quantité de monnaie en circulation ne génère pas automatiquement d’inflation. Loin de là.

 

 Décryptage d’un mythe savamment entretenu...

 

 L’ETAT ET LA PRODUCTION DE BILLETS

Aujourd'hui, en France, la production de billets est sous la responsabilité de la Banque de France et elle correspond aux retraits effectués dans les guichets automatiques des banques
De son côté, l’Etat n’a pas le droit de demander à la Banque de France qu’elle lui fournisse des billets gratuitement pour payer ses dépenses. Par conséquent, l’expression « planche à billets » est pour le moins inappropriée, puisque l’Etat ne peut pas faire imprimer des billets à son profit.
L’Etat est financé par des impôts, des taxes et des emprunts sur le marché obligataire, mais il ne peut pas se financer en imprimant des billets.
Donc pas de possibilité d’utiliser la « planche à billets » en tant que papier monnaie pour l’Etat !

 

MYTHE OU REALITE HISTORIQUE ?

Mais alors d’où vient ce mythe ? Ce mode de financement de l’Etat fut-il utilisé par le passé ? Y a-t-il des pays où il est encore pratiqué, même si c’est interdit en France aujourd’hui ?

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Comment réduire les inégalités ?

 

Billet du 8 juin 2017

Quelles sont les causes des inégalités ?

Au niveau des ressources :

  1. Accès ou non à un travail : revenus du travail ou allocations chômage (ou RSA)
  2. Accès à un travail à temps plein ou à temps partiel
  3. Modes  de rémunération : traitement, salaire, honoraires, profits, intéressement, participation, stock-options
  4. Ecarts de rémunérations
  5. Niveau du salaire minimum
  6. Niveau et écarts des pensions
  7. Epargne rémunérée et autres placements financiers ou immobiliers
  8. Héritage

Au niveau des dépenses :

  1. Mode d’accès au logement : propriété ou location
  2. Mode d’accès à la consommation : paiement comptant ou à crédit (avec taux d’intérêts)

 

Quelles sont les solutions pour réduire les inégalités ?

Les solutions appliquées actuellement :

  • - Fiscalité (pour réduire et redistribuer les revenus des plus riches) : progressivité de l’impôt sur le revenu et impôt sur la grande fortune
  • - Allocations (pour accroître les revenus des plus pauvres) : logement, chômage, revenu de solidarité active, allocation pour adulte handicapé
  • - Salaire minimum

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Y a-t-il trop de fonctionnaires ?

 

Billet du 7 mars 2017

Se poserait-on la question si on n’avait pas de problème de financement des dépenses publiques ? Autrement dit, ne se pose-t-on pas la question uniquement parce qu’on a des problèmes de financement des dépenses publiques ?

Et, à vrai dire, cela perturbe totalement notre jugement, notre objectivité.

Car y a-t-il vraiment trop de fonctionnaires ? Trop de pompiers, d’infirmières, de policiers, de greffiers, de professeurs ?

Les délais d’attente pour le traitement des dossiers en justice, dans les CPAM, à la CAF, dans les centres d’impôts, ne sont-ils pas la preuve irréfutable que le service public pourrait être meilleur, plus rapide, plus efficace, s’il y avait plus de personnel dans ces structures ?

On pourra vraiment dire qu’il y a trop de fonctionnaires le jour où tous les dossiers seront traités sans attente et que certains fonctionnaires s’ennuieront parce qu’ils sont désœuvrés. Dans la plupart des services publics, on en est très loin.

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La dette publique,

contrainte incontournable dans la campagne présidentielle ?

 

Billet du 5 mars 2017.

Dans la campagne présidentielle, certains candidats choisissent de réduire les dépenses publiques (Fillon, Macron). D’autres choisissent la relance et les investissements publics (Hamon, Mélenchon) et sont traités d’irresponsables par les premiers.

Oui, dans le système économique actuel, la dette publique est bien une contrainte incontournable.  Et oui, les dirigeants politiques sont obligés de mener des politiques économiques jugées crédibles par les marchés financiers, c’est-à-dire des politiques qui ne vont pas accroître indéfiniment la dette, afin que l’État reste en capacité de payer les intérêts de la dette. C’est un fait.

Mais quel est le meilleur moyen de réduire la dette dans le système actuel ? Réduire les dépenses pour réduire le déficit au risque de ralentir l’activité ou les augmenter au risque d’accroître encore la dette sans être sûr de relancer l’activité. Impossible de dire quelle méthode sera la plus efficace. Il est même possible qu’aucune des deux ne fonctionne et que toutes deux finissent par accroître la dette. Pourquoi cela ?

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